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PHILOSOPHIES

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Aliments pour une réflexion philosophique


TUVALU : LES ÉTATS INSULAIRES DU PACIFIQUE ÉCARTÉS DE LA COURSE AUX FONDS DES NATIONS-UNIES par Stian Reklev

Publié par medomai sur 30 Mars 2014, 11:16am

Catégories : #ILES, #RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, #ONU, #POLITIQUE, #ECOLOGIE, #TUVALU, #ANTICIPATION

ARCHIPEL des TUVALU :

LES ÉTATS INSULAIRES DU PACIFIQUE ÉCARTÉS DE LA COURSE AUX FONDS DES NATIONS-UNIES

 

Par Stian Reklev

 

De l'agence Reuters à OULAN BATOR, Mongolie, jeudi 13 mars 2014 (correction d'une première version par Jeremy Laurence et Michael Perry, sur le site de Yahoo News South Africa) :

https://za.news.yahoo.com/pacific-island-states-pushed-aside-race-u-n-075820723.html

 

Autre lien dans le Sydney Morning Herald :

http://www.smh.com.au/world/pacific-island-states-pushed-aside-in-race-for-un-funds-tuvalu-20140312-hvhxe.html

 

Article différent exactement sur le même sujet :

http://econews.com.au/news-to-sustain-our-world/pacific-islands-missing-out-on-un-climate-funds/

 

 

Une île sous les eaux en 2009 dans l'archipel des Kiribati. Origine de la photo : http://www.theage.com.au/world/in-kiribati-a-way-of-life-is-being-washed-away-20091120-iqy7.html

Une île sous les eaux en 2009 dans l'archipel des Kiribati. Origine de la photo : http://www.theage.com.au/world/in-kiribati-a-way-of-life-is-being-washed-away-20091120-iqy7.html

TUVALU : LES ÉTATS INSULAIRES DU PACIFIQUE ÉCARTÉS DE LA COURSE AUX FONDS DES NATIONS-UNIES par Stian Reklev
TUVALU : LES ÉTATS INSULAIRES DU PACIFIQUE ÉCARTÉS DE LA COURSE AUX FONDS DES NATIONS-UNIES par Stian Reklev
TUVALU : LES ÉTATS INSULAIRES DU PACIFIQUE ÉCARTÉS DE LA COURSE AUX FONDS DES NATIONS-UNIES par Stian Reklev

 

« LES PETITES NATIONS insulaires du Pacifique (parmi les plus touchées par le changement climatique) sont évincées par les grands États dans la course pour obtenir les fonds d'aide de l'ONU destinés à l'adaptation au changement climatique, a déclaré mercredi le Ministre des ressources naturelles des Tuvalu, M. Elisala Pita. Lors d'une réunion dans la capitale mongole Oulan-Bator, où des pays en développement enclavés et de petits États insulaires débattaient de la manière d'assurer la sécurité alimentaire future malgré le réchauffement climatique et la hausse du niveau des mers, M. Pita a durement critiqué les mécanismes de financement de l'ONU :

 

« Ils promettent de larges aides financières, mais les critères pour y accéder sont si compliqués, que nous n'avons pas les moyens [pour y répondre] », a-t-il expliqué à l'agence Reuters.

« Les petites nations insulaires du Pacifique (parmi les plus touchées par le changement climatique) sont évincées par les grands États dans la course pour obtenir les fonds d'aide de l'ONU destinés à l'adaptation au changement climatique, a déclaré mercredi la Ministre des ressources naturelles de Tuvalu, Mme Elisala Pita.

Lors d'une réunion dans la capitale mongole Oulan-Bator, où des pays en développement enclavés et de petits États insulaires débattaient de la manière d'assurer la sécurité alimentaire future malgré le réchauffement climatique et la hausse du niveau des mers, Elisala Pita a durement critiqué les mécanismes de financement de l'ONU.

 

« Ils promettent de larges aides financières, mais les critères pour y accéder sont si compliqués, que nous n'avons pas les moyens [pour y répondre] », at-elle expliqué à Reuters.

 

À cause de sa faible altitude, Tuvalu, un État insulaire du Pacifique Sud, est l'un des pays les plus vulnérables à la montée des eaux, ou à d'autres effets du changement climatique. Elisala Pita explique [aussi] que certaines organisations régionales disposant de l'assistance et de l'expertise pour obtenir les fonds, donnent la priorité aux « grandes équipes avec de gros salaires » (prioritise « big staff with big salaries »), ce qui suggère en d'autres termes que les fonds n'atteignent jamais ce qui était censé être leur destination.

 

La plupart des États insulaires du Pacifique utilisent les fonds de nations plus riches ou des banques multilatérales de développement, pour faire face aux impacts du changement climatique, tels que l'érosion côtière et la salinisation. Mais l'assistance des fonds affectés à ce problème, tels que le Fonds d'Adaptation du Protocole de Kyoto (Kyoto Protocol Adaptation Fund), des Nations-Unies, se fait attendre.

«Nous pouvons débattre toute la journée des impacts du changement climatique, a-t-elle souligné, mais que pouvons-nous faire sans assistance financière ? »

Cette réunion d'Oulan-Bator s'est déroulée au moment même où les délégués de près de 200 pays se sont réunis à Bonn pour discuter d'un nouveau traité international dédié à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, responsables selon les scientifiques du réchauffement climatique, et en vue de garantir également l'aide aux pays pauvres touchés par ses conséquences.

 

Les délégués espèrent la signature d'un pacte à Paris en Décembre 2015, mais la réunion de Bonn s'est enlisée dans des querelles sur des questions de procédure, bloquant toute avancée. »

 

 

Le gouvernement de TUVALU, anciennement les Ellice Islands, colonie de la couronne britannique (capitale Funafuti), 26 km² et environ 12000 habitants, avait déjà demandé précédemment l'aide des USA, rappelant que ceux-ci ont utilisé comme base aérienne cet atoll prêté par les anglais pendant la seconde guerre mondiale contre le Japon, comme le rappelle un article du Funafuti Journal repris dans le New York Times du 16 octobre 2012 :

(http://www.nytimes.com/2012/10/17/world/tuvalu-a-pacific-landscape-befouled.html?ref=tuvalu).

L'armée américaine avait alors évalué le coût d'une consolidation du site à entre 15 et 30 millions de $, sachant que le PIB de Tuvalu équivaut à 35 millions de $ : les fonds ne sont jamais venus... Autre lien :

http://poly--nesian.tumblr.com/post/79954233924/tiare-tipani-while-australians-face-enormous

M. Pita, ministre de Tuvalu, en poste depuis 2013.

M. Pita, ministre de Tuvalu, en poste depuis 2013.

À cause de sa faible altitude, les Tuvalu, un archipel-État du Pacifique Sud, est l'un des pays les plus vulnérables à la montée des eaux, ou à d'autres effets du changement climatique. M. Pita rappelle [aussi] que certaines organisations régionales disposant de l'assistance et de l'expertise pour obtenir les fonds, donnent la priorité aux « grandes équipes avec de gros salaires » (prioritise « big staff with big salaries »), ce qui suggère en d'autres termes que les fonds n'atteignent jamais ce qui était censé être leur destination. La plupart des États insulaires du Pacifique font en effet appel aux fonds d'aide de nations plus riches ou des banques multilatérales de développement, pour faire face aux impacts du changement climatique, tels que l'érosion côtière et la salinisation. Mais l'assistance des fonds affectés à ce problème, tels que le Fonds d'Adaptation du Protocole de Kyoto (Kyoto Protocol Adaptation Fund), des Nations-Unies, se fait attendre.

 

« Nous pouvons débattre toute la journée des impacts du changement climatique, a souligné Elisala Pita, mais que pouvons-nous faire sans assistance financière ? »

 

Cette réunion d'Oulan-Bator s'est déroulée au moment même où les délégués de près de 200 pays se sont réunis à Bonn (Allemagne) pour discuter d'un nouveau traité international dédié à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, responsables selon les scientifiques du réchauffement climatique, et en vue de garantir également une aide aux pays pauvres touchés par les conséquences de ce réchauffement. Les délégués espèrent la signature d'un pacte à Paris en Décembre 2015, mais la réunion de Bonn s'est enlisée dans des querelles sur des questions de procédure, bloquant toute avancée. »

 

 

***

 

Commentaire : le gouvernement des TUVALU, anciennement les Ellice Islands, ancienne colonie de la couronne britannique (capitale Funafuti) devenue indépendante en 1978, 26 km² et environ 12000 habitants, altitude maximum 3 mètres au-dessus du niveau de la mer (cf discours ci-dessous), avait déjà demandé précédemment l'aide des USA, rappelant que ceux-ci ont utilisé comme base aérienne cet atoll prêté par les anglais pendant la seconde guerre mondiale contre le Japon, comme le rappelle un article du Funafuti Journal repris dans le New York Times du 16 octobre 2012 :

(http://www.nytimes.com/2012/10/17/world/tuvalu-a-pacific-landscape-befouled.html?ref=tuvalu).

L'armée américaine avait alors évalué le coût d'une consolidation du site à entre 15 et 30 millions de $, sachant que le PIB de Tuvalu équivaut à 35 millions de $ : les fonds (semble-t-il) ne sont jamais venus, ou en tout cas pas en quantité suffisante... 

http://poly--nesian.tumblr.com/post/79954233924/tiare-tipani-while-australians-face-enormous

Autres liens : la référence du discours du Gouverneur général de Tuvalu devant l'ONU le 14 septembre 2002 :

http://www.tuvaluislands.com/news/archived/2002/2002-09-UN57.htm

Un extrait suggestif du discours :

"Finally, Mr President, efforts to ensure sustainable development, peace, security and long-term livelihood for the world will have no meaning to us in Tuvalu in the absence of serious actions to address the adverse and devastating effects of global warming.  At no more than three meters above sea level, Tuvalu is particularly exposed to these effects. Indeed our people are already migrating to escape, and are already suffering from the consequences of what world authorities on climate change have consistently been warning us. Only two weeks ago, a period when the weather was normal and calm and at low tide, unusually big waves suddenly crashed ashore and flooded most part of the capital island.

In the event that the situation is not reversed, where does the international community think the Tuvalu people are to hide from the onslaught of sea level rise? Taking us as environmental refugees, is not what Tuvalu is after in the long run. We want the islands of Tuvalu and our nation to remain permanently and not be submerged as a result of greed and uncontrolled consumption of industrialized countries. We want our children to grow up the way we grew up in our own islands and in our own culture. 

We once again appeal to the industrialized countries, particularly those who have not done so, to urgently ratify and fully implement the Kyoto Protocol, and to provide concrete support in all our adaptation efforts to cope with the effects of climate change and sea level rise. Tuvalu, having little or nothing to do with the causes, cannot be left on its own to pay the price. We must all work together. May God Bless you all.  May God Bless the United Nations.

TUVALU MO TE ATUA"

Il semblerait que ces situations ne sont pas destinées à se réduire, mais au contraire à se multiplier... Ici, les Kiribati :

 

http://www.theage.com.au/world/in-kiribati-a-way-of-life-is-being-washed-away-20091120-iqy7.html

 

Mais au fait, dites-moi, qui sont les Etats à n'avoir pas signé le protocole de Kyoto ????

TUVALU : LES ÉTATS INSULAIRES DU PACIFIQUE ÉCARTÉS DE LA COURSE AUX FONDS DES NATIONS-UNIES par Stian Reklev
Sur la banderole : "Sauvez-nous. Nous nous noyons."

Sur la banderole : "Sauvez-nous. Nous nous noyons."

Sur l'affiche : " Au reste du monde, s'il vous plaît, pourriez-vous préparer un endroit où s'installer pour mon pays ?"

Sur l'affiche : " Au reste du monde, s'il vous plaît, pourriez-vous préparer un endroit où s'installer pour mon pays ?"

L'assemblée de l'ONU

L'assemblée de l'ONU

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pbjardin 21/08/2014 15:22

Il est encore temps de préserver la planète par la bonne utilisation de nos ressources naturelles et même de sauver un ours polaire en prenant votre douche !! http://www.activeau.fr/amphiro-a1-compteur-d-eau-pour-la-douche-economie-d-eau-c2x14167853

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