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PHILOSOPHIES

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Aliments pour une réflexion philosophique


LA CROISSANCE DU FONDS SOUVERAIN NORVEGIEN

Publié par medomai sur 25 Août 2014, 22:28pm

Catégories : #NORVEGE, #FONDS SOUVERAINS, #FINANCE, #MONDIALISATION, #CAPITALISME, #ENDOPARASITISME, #BALZAC, #PHILOSOPHIE

(source : qz.com) "$ 1,000 billions" = mille milliards de dollars US (valeur 2014) ; "market cap" = capitalisation boursière d'une firme ; "combined market cap" : capitalisations cumulées de... ; "Saudi Arabia's anual oil exports" = la valeur en US$ des exportations de pétrole annuelles de l'Arabie Saoudite ;  "Annual US military budget" = le budget annuel militaire américain ; "GDP of Switzerland" = le PIB de la Suisse.

(source : qz.com) "$ 1,000 billions" = mille milliards de dollars US (valeur 2014) ; "market cap" = capitalisation boursière d'une firme ; "combined market cap" : capitalisations cumulées de... ; "Saudi Arabia's anual oil exports" = la valeur en US$ des exportations de pétrole annuelles de l'Arabie Saoudite ; "Annual US military budget" = le budget annuel militaire américain ; "GDP of Switzerland" = le PIB de la Suisse.

Pour se faire une (petite) idée de la taille des masses financières à la manoeuvre et à la recherche de rendement dans le monde actuel.

 

Et on ne parle ici que des masses officielles, "perceptibles" en quelque sorte. 

 

 

 

 

A ce stade ce ne sont plus les hommes qui contrôlent leur capital, qui n'est rien d'autre que le résultat objectivé de leur désir de sécurité (car tout ce qui est stocké pour servir dans l'avenir est au fond un capital, même le fruit d'une évolution sans intentions, comme notre code génétique par exemple). La richesse accumulée désormais "recrute" les hommes, elle les met à son service et les "exploite" comme eux l'ont exploitée.

 

Ainsi l'héritier d'une grande fortune est comme l'héritier d'un trône. Il s'en croit le propriétaire et il a tort. C'est à sa propre fortune qu'il se doit et non plus à lui-même. C'est donc lui qui est possédé par elle, et quand il ne laisse pas à d'autres ce soin, alors il se met à son service, lui consacre toute son existence et le temps, l'énergie, l'intelligence de sa cervelle ; il lui sacrifie souvent sa vie familiale et sa progéniture, et toujours son individualité ; il embauche des hordes de fiscalistes et d'avocats pour la préserver ; il écrit ou fait réécrire, tourner et contourner les lois ;  il achète ou vend hommes, paroles, choses, pour maintenir et consolider ses biens.

 

Il y a bien ici inversion du rapport commandant/commandé, et les injonctions sont produites par l'objectivité qui a ses propres exigences, qui maintient les subjectivités dans le cadre contraignant institué au départ par des volontés libres. Car l'objet d'investissement total (symbolique et réel) promet tant de sécurité, de compensations, de fantasmes, que l'individu se voue sans plus de retenue à l'impératif de lui permettre de persévérer dans l'être, comme un hôte dont non seulement l'organisme, mais les instincts vitaux sont eux-mêmes endoparasités. Seule une perte d'illusion sur la sécurité réelle obtenue, par exemple lorsqu'un sacrifice particulièrement grand est exigé - et ce moment finit tôt ou tard par arriver - , peut réorienter les investissements de l'individu avec plus de sagesse.

 

Dans ces conditions, considérer l'esprit du capitalisme comme un individualisme est une sottise.

 

Pour ma part, je préfère la thèse de Balzac : il n'est pas de plus féroce dévouement, de plus terrible sacrifice qu'un homme puisse faire que de se consacrer entièrement à sa fortune. Car c'est lui-même qu'il lui sacrifie.

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