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PHILOSOPHIES

PHILOSOPHIES

Aliments pour une réflexion philosophique


POUR MNAOMAI : LA FORCE DU DESTIN

Publié par medomai sur 23 Novembre 2014, 17:57pm

Catégories : #VERDI, #VIDEO, #DESTIN, #LIBERTE, #MUSIQUE, #OUVERTURE, #PLATON, #CHOIX, #TOSCANINI, #FORZA DEL DESTINO

Qui sait ce que réserve notre destin : innocence, malheur, ou joie ? Réponse : les trois. (La forza del Destino (1862), NBC Symphony Orchestra, dirigé par Arturo Toscanini, célèbre concert de 1944 dont une partie avait été censurée)

 

 

 

 

PLATON, République, X, 619 b-c

 

« Comme il venait de prononcer ces paroles, dit Er, celui à qui le premier sort était échu vint tout droit choisir la plus grande tyrannie (τὴν μεγίστην τυραννίδα) et, emporté par la folie (ἀφροσύνης) et l'avidité (λαιμαργίας), il la prit sans examiner suffisamment ce qu'il faisait ; il ne vit point qu'il y était impliqué (619c) par le destin (εἱμαρμένην) que son possesseur mangerait ses enfants et commettrait d'autres horreurs ; mais quand il l'eut examinée à loisir, il se frappa la poitrine et déplora son choix, oubliant les avertissements de l'hiérophante ; car au lieu de s'accuser de ses maux, il s'en prenait à la fortune (τύχην), aux démons (δαίμονας ), à tout plutôt qu'à lui-même (πάντα μᾶλλον ἀνθ' ἑαυτοῦ). C'était un de ceux qui venaient du ciel : il avait passé sa vie précédente dans une cité bien policée, et appris la vertu par l'habitude et sans philosophie (ἔθει ἄνευ φιλοσοφίας ἀρετῆς μετειληφότα). Et l'on peut dire (619d) que parmi les âmes ainsi surprises, celles qui venaient du ciel n'étaient pas les moins nombreuses, parce qu'elles n'avaient pas été éprouvées par les souffrances ; au contraire, la plupart de celles qui arrivaient de la terre, ayant elles-mêmes souffert et vu souffrir les autres, ne faisaient point leur choix à la hâte. De là venait, ainsi que des hasards du tirage au sort, que la plupart des âmes échangeaient une bonne destinée pour une mauvaise ou inversement. Et aussi bien, si chaque fois qu'un homme naît à la vie terrestre il s'appliquait sainement à la philosophie, et que le sort ne l'appelât point à choisir (619e) parmi les derniers, il semble, d'après ce qu'on rapporte de l'au-delà, que non seulement il serait heureux ici-bas, mais que son voyage de ce monde en l'autre et son retour se feraient, non par l'âpre sentier souterrain, mais par la voie unie du ciel.  »

 

texte original et traduction ici.

 

 

 

 

Les trois coups du destin, frappés deux fois, par le trombone et le cimbasso.

Les trois coups du destin, frappés deux fois, par le trombone et le cimbasso.

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Mnaomai 12/12/2014 09:39

Merci Medomai!

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