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PHILOSOPHIES

PHILOSOPHIES

Aliments pour une réflexion philosophique


LA BOUCLE NUMÉRIQUE selon Alain FRANÇOIS

Publié par medomai sur 16 Septembre 2015, 21:29pm

Catégories : #ART, #BOUCLE, #GIF, #MUSIQUE, #PHILOSOPHIE, #ALAIN, #FRANÇOIS, #ESTHÉTIQUE, #BEAUTÉ, #NUMÉRIQUE

(animographe : bigblueboo @ tumblr)

(animographe : bigblueboo @ tumblr)

Car c'est la machine (...) qui marque le véritable empire de la boucle sur notre temps.

Alain FRANÇOIS

 

Une intéressante analyse d'un aspect de l'esthétique contemporaine, son côté "ritournelle"...

 

Les musiques séquentielles répétitives modernes auraient inspiré cette esthétique visuelle nouvelle.

 

L'intérêt d'une boucle numérique, à mes yeux, est de permettre à l'oeil d'aprivoiser le spectacle du mouvement. Un certain dosage de la lenteur est nécessaire : le regard peut alors se plaire à parcourir chaque détail successivement, sans craindre de perdre de vue ce que sa mémoire n'aura pas retenu.

 

Car la perception des évolutions rapides d'un objet simple ou d'un complexe d'objets exige trop d'attention dans le même temps : elle ne peut que schématiser, simplifier, ignorer. Et jamais la mémoire ne sera suffisamment précise pour autoriser une inspection approfondie de l'événement révolu dans tous ses détails.

 

C'est comme observer la frondaison d'un grand arbre sous le vent : trop de formes, trop de couleur, trop d'oscillations simultanées pour être admirées en même temps. Les facultés perceptives sont dépassées (non sans plaisir esthétique), la synthèse est impossible, et l'on a affaire à une forme de sublime qui ne peut cependant durer, car le regard fatigue.

 

C'est ici que la boucle animographique intervient : elle substitue au sentiment de déroute du regard une joie autre : celle de comprendre, à son rythme, dans une synthèse progressive, les éléments de l'évolution dans un schème spatial. Au fond, elle permet de retracer les trajectoires, de saisir l'origine et de comprendre par le ralenti la cause des sensations fugitives que le mouvement avait suscitées.

 

C'est, à peu près, comme le plaisir de relire une fois lentement un poème.

 

 

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