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PHILOSOPHIES

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Aliments pour une réflexion philosophique


CE QUE L'EUROPE DEVRAIT FAIRE FACE AUX PERCEPTIONS ET ATTENTES DE SES CITOYENS par ARMANDA

Publié par medomai sur 30 Avril 2014, 21:13pm

Catégories : #EUROPE, #CRISE, #POLITIQUE, #POUVOIR, #ARMANDA, #CITOYENNETE, #DEMOCRATIE, #DETTE, #SONDAGES

(animographe : Dailycube sur Tumblr)

(animographe : Dailycube sur Tumblr)

Commentaire :

Qui a dit que les jeunes sont insouciants ? Cela dépend lesquels... On peut avoir vingt-cinq ans et plus de bon sens que tout un tas de gens. Voici la traduction d'une analyse (trouvée au hasard sur le web) en anglais, assez lucide, d'une jeune étudiante en économie de Bologne, sur un monde européen qui ne tourne vraiment pas rond.

(remarque : le passage en bleu est souligné par nous).

(animographe : Dailycube sur Tumblr)

(animographe : Dailycube sur Tumblr)

(source image : article cité)

(source image : article cité)

CE QUE L'EUROPE DEVRAIT FAIRE FACE AUX PERCEPTIONS ET ATTENTES DE SES CITOYENS

 

par Armanda

 

 

Article publié le 29 avril 2014 à l'adresse :

http://young-voices.boellblog.org/2014/04/29/perceptions-and-expectations-of-european-citizens-and-what-europe-should-do-about-it/

 

***

 

 

« Mon nom est Armanda. J'ai 25 ans et j'étudie l'économie à l'Université de Bologne, en Italie.

 

Les 22-25 mai 2014, les citoyens des 28 États membres de l'UE seront invités à élire les 751 membres du Parlement européen. Il ne va cependant pas de soi que tous les citoyens européens aient réellement conscience de leurs droits et de leur pouvoir de décider. En fait, selon le plus récent Eurobaromètre, seuls 54% des Européens savent que les eurodéputés sont élus directement par les citoyens de chaque État membre ; tandis que 29 % pensent le contraire et 17 % ne savent pas ce qu'il en est. En particulier, les répondants à Malte, Chypre et en Grèce sont les plus informés tandis que l'Allemagne, l'Italie et la France sont en dessous de la moyenne européenne .

 

Ce manque d'information peut être l'un des facteur ayant une influence cruciale sur les élections à venir, car il peut favoriser le sentiment de désillusion et le sentiment critique vis-à-vis de la capacité européenne à « agir - réagir - produire des effets » (act – react - impact).

 

Depuis le début de la crise, les conditions économiques et sociales dans de nombreux pays se sont sérieusement aggravées et, comme il est souligné ici (lien), l'écart entre le nord et le sud s'est élargi, alors même qu'une analyse commune de la crise (a common analysis of the crisis) n'a pas encore été effectuée.

 

Aujourd'hui, les données économiques sur le PIB, sur le chômage, sur les écarts de taux (spread) et les dépenses budgétaires (fiscal spending) ne représentent pas seulement d'inévitables sujets quotidiens de discussion entre personnes d'âges et de milieux sociaux différents, ils façonnent aussi la perception de la crise, la direction des espoirs et des aspirations [de chacun]. De ce point de vue, il est impératif (compelling) d'observer comment les attentes se différencient selon les pays, et renforcent l'idée d'une division nord-sud (north-south division).

 

La grande majorité des citoyens des pays du Nord considèrent la situation de l'emploi comme « totalement bonne », alors que la grande majorité des citoyens dans le Sud la considèrent « totalement mauvaise ».1

 

Le sentiment que la qualité de vie et les perspectives de leur propre pays sont meilleures dans leur pays que dans la moyenne de l'UE est partagé de façon exceptionnellement large dans les pays d'Europe du Nord (Finlande, Danemark, Pays-Bas, Suède, Luxembourg et, dans une moindre mesure, en Belgique), ainsi qu'en Autriche et en Allemagne ; tandis que la vaste majorité des citoyens du Sud évaluent leur situation ​​nationale propre comme « totalement moins bonne » (total less good) que la moyenne [européenne].

 

En outre, le jugement général sur l'Europe est consternant (distressing) : une majorité absolue d'Européens considèrent que le chômage et la situation économique sont les deux problèmes principaux que l'Europe devrait affronter, mais une grande partie d'entre eux pense que l'UE ne crée pas les conditions pour la création d'emplois2 et près des deux tiers des Européens (63%) jugent l'UE responsable de l'austérité.

 

En conséquence, le sens de la citoyenneté européenne a durement souffert (suffered badly), et principalement chez les personnes âgées et les moins instruites, l'Europe signifie avant tout « bureaucratie » et « gaspillage d'argent ». De plus, une énorme perte de confiance envers les institutions européennes est enregistrée, la BCE (Banque Centrale Européenne) ayant perdu pour la première fois de son histoire la confiance de la majorité des citoyens de l'UE au cours du printemps 2013 ( 51 % [de défiance]).3

 

Toutefois, même ce sombre tableau contient une bouée de sauvetage à laquelle s'accrocher, dans la mesure où neuf Européens sur dix aimeraient voir une plus grande coopération entre les États-membres de l'UE, afin de lutter contre la crise économique et financière. Coopération, Solidarité, Régulation des marchés financiers, Création d'emplois et de conditions équitables entre les pays sont les demandes des citoyens les plus fréquentes. Par conséquent, seule une puissante inversion (a powerful reversal) des orientations politiques actuelles prises par les institutions de l'UE (et pas seulement le Parlement, qui ne dispose pas de tout le pouvoir) pourrait réduire la disproportion entre les conditions et les attentes des citoyens, disproportion qui rend difficile de croire en une « Europe sociale et intégrée ». Certaines mesures ont enfin abouti avec des difficultés et des retards embarrassant (l'Union bancaire) , d'autres sont trop faibles (Le Programme de Garantie d'une formation pour la Jeunesse / Youth Guarantee Programme), beaucoup d'autres enfin sont toujours inexistantes. Ces questions seront probablement celles que nous voudrons discuter à Bruxelles le 7 mai. »

 

NOTES :

1 Dans quatre États membres, une majorité des répondants sont positifs sur la situation nationale de l'emploi : l'Allemagne ( 60 % ), Malte ( 53 % ) , le Luxembourg ( 53 % ) et au Danemark ( 52 % ). Toutefois, les réponses négatives sont majoritaires dans 24 pays, avec un pourcentage de réponses négatives de 90% ou plus dans 12 d'entre eux : la Grèce ( 99 % ), Chypre ( 98 % ) , la Croatie ( 98 % ), l'Espagne ( 97 % ), le Portugal et la Slovénie ( 97 % ) , l'Italie ( 96 % ), la Bulgarie ( 95 % ), la France ( 94 % ) et la Slovaquie ( 94 % ), la Roumanie ( 93 % ) et l'Irlande ( 90 % ) ( Euro baromètre 80/November 2013).

2 Le rôle de l' UE en matière d'emploi est perçu négativement dans 13 pays, notamment en France ( 68 % ), en Grèce ( 64 % ), en Espagne ( 64 % ), en Italie ( 64 % ), à Chypre ( 62 % ) et au Portugal ( 60 % ), et tous les pays à taux de chômage supérieur à la moyenne de l'UE des 28.

3 Dans le plus récent sondage Eurobaromètre (80/ 2013) la pourcentage de méfiance à l'égard de la BCE a légèrement diminué à 49 %.

 
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